TÂR

 

Dans la langue persane, târ signifie « corde ». Le târ est un cordophone, un luth à long manche de la famille des rabâb qui existaient en Perse au moins depuis le XVIe siècle. Le târ, tel qu'on le connaît aujourd'hui, a dû apparaître en Iran au début du XIXe siècle. De nos jours, il est joué dans le Caucase par les Azéris et les Arméniens, en Iran et en Asie Centrale. Son apparence peut varier d'une région à l'autre, notamment dans la forme et la taille des ouvertures de la caisse de résonance double. Le târ se caractérise par la membrane de la peau qui tient lieu de table d’harmonie. Il ne comporte aujourd'hui que six cordes. La caisse de résonance en forme de " huit” est couverte par une peau d’agneau. En général, le manche est constitué de deux lattes d’os de chameau, séparées par une latte de bois. Le târ se joue à l’aide d'un plectre métallique couverte par un boule de cire appelé zakhmeh (ou mezrâb). plus...

 

SÊTÂR

 

 

 

Le sétâr se compose de deux mots, sé qui signifie trois et târ dont le nom signifie "trois cordes". C'est un descendant direct du tambour . Le sétâr se compose d’un long manche fixé à une caisse de résonance piriforme à fond sphérique composée de fines bandes de bois (de hêtre ou mûrier) lamellée-collée. La table d'harmonie en hêtre est très fine et percée de toutes petites ouïes. Le manche, long et fin, est en fruitier ou noyer et les quatre chevilles en buis. Il y a deux siècles et demi, une quatrième corde a été ajoutée, accordée très souvent à l'octave supérieur de la corde grave pour y donner plus d'ampleur. C’est un instrument à corde pincée qui se joue à l’aide de l’ongle de l’index. plus...

 

TONBAC

 


Tambour calice à peau collée, jouée avec chaque doigt des deux mains. Initialement instrument d’accompagnement, il a acquis ses lettres de noblesse dans les années 50 grâce à Ostad Hossein TEHERANI qui a développé une technique apte à lui permettre des jeux en solo. Dariush ZARBAFIAN a poursuivi cette démarche pour développer encore plus l’expressivité de cet instrument. plus...

 

DAF


Très grand tambour sur cadre utilisé depuis longtemps dans les rituels des cérémonies kurdes. Sa spécificité est d’avoir le cadre incrusté d’anneaux que le joueur utilise parfois pour accentuer la dramatisation du morceau. plus...
Sorte de tambour sur cadre avec des anneaux de métal aux tours. Cet instrument est plus petit que le Daf. plus...

 

DOHOL

Grosse-caisse qui est souvent portée de façon à pouvoir être frappée des deux côtés avec une mailloche en bois. C'est un instrument folklorique iranien. plus...

 



Le santour, instrument à cordes frappées ou instrument de percussion mélodique. Il est rependu en Iran, en Inde, et dans le sud de la Russie, chez les gitanes, sous des noms différents (cymbalum, chang, sintur). De forme trapézoïdale, le santour comprend neuf chœurs de quatre cordes qui reposent sur un chevalet mobile en bois dur (chevilles d’accord placées à droite). Grâce à des longueurs de cordes et des composants différents (laiton pour les graves, acier pour les aigus) on obtient une tessiture de deux octaves et demie. Il a 72 cordes, disposées à l'aide de 18 chevalets sur une table d'harmonie trapézoïdale. Deux petites ouïes, en forme de fleurs ou rosaces, permettent une meilleure circulation de la résonance. Elles sont complétées par une ouverture au milieu de l'éclisse arrière, assurant un plus grand volume sonore et permettant le réglage des âmes. On joue du santour en frappant les cordes à l’aide de deux baguettes (mezrâb), très légères (bois de néflier ou de buis), tenues par les trois premiers doigts de la main. L’extrémité des "mezrâb” est recouverte de feutre, imitant ainsi le son du piano. Le "riz” (roulement continu) est obtenu par l’alternance rapide des coups gauche et droit plus...

 

 

Le Kamânché, signifie petit arc. La vièle à pique avec caisse de résonance ronde et la table d’harmonie en peau d’agneau. C’est un instrument à archet connu en Iran, en Azerbaïdjan, en Turquie, en Egypte, au Tibet. Il est aussi propagé dans certaines villes extrême-orientales sous des noms différents. Sa spécificité réside dans sa forme sphérique qui le distingue de tous les autres instruments à archet. Comprenant quatre cordes, il se joue avec un archet. L'instrument est joué avec un archet (qui reste fixe alors que l’instrument pivote autour de son axe) à tension variable qui est tenu non pas par-dessus comme celui du violon, mais soutenu par en bas, la paume de la main visible. Le musicien est assis par terre (ou sur une chaise), la pique reposant sur le genou ou la cuisse. plus...

 

NEY

 

 

Le ney est une flûte oblique à embouchure terminale en roseau dont les plus anciennes formes datent de l'âge des pyramides. On peut trouver aussi pour ces flûtes obliques l'orthographe naï, ou nai. Le style de jeu iranien consiste à positionner l'embouchure entre les dents (incisives) et à diriger le souffle avec la langue recourbée à l'intérieur de la bouche et un côté de la lèvre supérieure relevé pour laisser passer le son. Il en résulte un son raffiné et puissant. Le ney est tenu droit mais des variations de positions permettent aussi l'altération des note plus...